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Mortalité et Scolarisation

27 Aug 2018

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"Le PNUD demande aux dirigeants du G-20 d’agir pour prévenir une crise massive du développement humain.

New York – La crise économique mondiale actuelle, qui a eu pour point de départ les graves contraintes auxquelles ont été soumis les systèmes financiers et bancaires de certaines régions du monde développé, risque à présent de déclencher une crise humanitaire dans les pays les plus pauvres de notre planète. Alors que les dirigeants des pays les plus riches prennent le départ pour Londres où aura lieu ce jeudi le sommet du G-20, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) signale que les groupes les plus vulnérables et les plus exposés aux effets de la crise vivent en marge des regards du monde et que les difficultés de leur situation doivent être examinées durant les travaux du sommet.

«La crise n’est pas limitée à l’Europe ou à l’Amérique. Elle est omniprésente et les pays du G-20 doivent reconnaître que nous sommes tous logés à la même enseigne », a déclaré Ad Melkert, Administrateur associé du PNUD. « Le G-20 devrait reconnaître l’ampleur de la catastrophe de développement humain à laquelle sont exposées les populations des pays les plus pauvres et engager des ressources pour leur venir en aide.»

Les analyses des récessions passées révèlent que les pays pauvres souffrent considérablement plus des chocs économiques que les pays riches, non seulement par les pertes d’emplois et de revenus, mais aussi dans les domaines de la santé et de l’éducation, où ces indicateurs du développement humain que sont l’espérance de vie, le taux de scolarisation et le taux d’achèvement des études marquent tous un recul. Dans les pays à faible revenu, les femmes, les enfants et les classes pauvres sont les plus sensibles aux conséquences de l’effondrement économique. Les données recueillies durant les précédents revers économiques indiquent également que chez les enfants pauvres, les filles risquent davantage que les garçons d’être contraintes d’interrompre leurs études.

Sous l’effet du fléchissement des envois de fonds de l’étranger, de l’effondrement du commerce et de la volatilité des prix des matières premières, un nombre accru de familles bascule dans l’extrême pauvreté. L’accroissement des taux de pauvreté s’accompagne, presque mécaniquement, d’un accroissement de la mortalité. C’est ainsi, par exemple, qu’une baisse de 3 % du produit intérieur brut des pays en développement se traduit par une augmentation du taux mortalité infantile de 47 à 120 décès pour 1 000 naissances vivantes. Déjà, dans certains pays en développement, la probabilité de décès est quatre fois plus grande pour les enfants pauvres que pour les enfants riches d’un même pays, et, lors de périodes économiques difficiles, la recrudescence de la mortalité infantile est cinq fois plus élevée chez les filles que chez les garçons.

«Cette crise est littéralement une question de vie ou de mort pour de nombreux habitants des pays les plus pauvres et il faudra peut-être des années avant que ces pays ne retrouvent les taux de croissance économique, de scolarisation et de mortalité auxquels ils étaient parvenus avant la crise, a dit M. Melkert. Bien qu’il soit probable la reprise économique puisse survenir en 2010, les dégâts infligés au développement humain seront graves et le relèvement social pourra exiger plusieurs années supplémentaires. Comme en témoignent les crises antérieures, les effets seront peut-être encore visibles en 2020.»

Au sommet du G-20, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s’exprimera surtout au nom des 150 pays en développement absents des travaux, pour souligner l’urgence que constitue la crise du développement humain et pour avertir les participants que, faute d’une action décisive et prompte pour protéger les plus vulnérables, la crise économique pourrait vite s’accompagner d’une instabilité politique et d’une insécurité mondiale graves. Beaucoup des chômeurs sont jeunes et vivent dans des pays sans filets de sécurité sociale, ce qui constitue un mélange potentiellement détonant.

Les pays en développement ne disposent pas des mêmes ressources financières que les pays riches, ni des robustes dispositifs de sécurité sociale en place dans le monde développé et leur capacité de manœuvre pour tenter de s’extirper de la crise diminue rapidement.

Le PNUD collabore actuellement avec les gouvernements au suivi de la situation, en vue d’atténuer les effets de la crise, concevoir des mesures de protection sociale, maintenir les services de santé et d’éducation, et mettre en œuvre des programmes de création d’emplois et élaborer des initiatives de sécurité alimentaire."

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